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Kobudo Matayoshi

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Karaté Okinawa

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Kobudo Matayoshi

Découvrez le Kobudō Matayoshi à Strasbourg : un entraînement aux armes traditionnelles d'Okinawa pour prolonger votre pratique du karaté, renforcer votre coordination et développer une self-défense complète en toute sécurité.

Pour qui ?

  • • Adultes dès 16 ans souhaitant un art martial complet.
  • • Débutants curieux d'apprendre les armes d'Okinawa en toute sécurité.
  • • Karatékas gradés qui veulent prolonger leur pratique et affûter leur coordination.
  • • Pratiquants d'autres disciplines désirant enrichir leur sens du timing et des distances.

Quels bénéfices ?

  • • Coordination fine, travail bilatéral et conscience corporelle.
  • • Gestion des distances, précision et lecture du partenaire.
  • • Renforcement des appuis, du gainage et de la concentration.
  • • Transmission authentique de la lignée Matayoshi pour prolonger votre karaté.

Comment se déroule un cours ?

Chaque séance comprend un échauffement spécifique aux armes, un travail de base (kihon) avec bo, sai, tonfa ou nunchaku, des kata et leurs applications en duo. La sécurité est prioritaire : matériel adapté, pédagogie progressive et corrections individualisées pour évoluer dans un cadre exigeant mais bienveillant.

Horaires & dojos

Les cours se déroulent principalement à Strasbourg (Wacken & Esplanade). Un créneau est également proposé à Seltz pour les pratiquants du nord de l'Alsace. Consultez l'agenda pour vérifier les horaires mis à jour.

Consulter l'agenda des cours

Histoire et culture

Le Kobudo est un art martial traditionnel originaire de l’île japonaise d’Okinawa, qui tire ses influences de la culture et de la tradition chinoises. Il a été élaboré par les habitants d’Okinawa au XVIIe siècle, lors des invasions japonaises, alors qu’ils étaient privés d’armes pour éviter leur rébellion. Ils ont donc dû élaborer des techniques de défense à main nue à partir d’objets et d’outils usuels de leur vie quotidienne, ce qui a conduit à l’utilisation d’ustensiles pour se défendre, à la base du Kobudo.

Les entraînements se déroulaient en secret, car il s’agissait d’une question de vie ou de mort. Les techniques étaient élaborées avec une grande ingéniosité et créativité guerrière, profitant des influences chinoises. Le Kobudo a été pratiqué de génération en génération pour parvenir jusqu’à nous, et un bon nombre d’experts okinawaïens de Karaté pratiquent également le Kobudo.

Le Kobudo a démontré son efficacité au cours de son histoire, mais il est aujourd’hui considéré comme inutile pour combattre face aux armes modernes. Il a trouvé une nouvelle fonction en tant qu' »Art de la Paix », permettant de perpétuer le souvenir d’hommes et de femmes qui n’avaient qu’un but : défendre leur vie. Les arts martiaux traditionnels représentent un héritage culturel d’une grande richesse pour l’île d’Okinawa.

En passant de Kobu-Jutsu à Kobudo, les techniques martiales sont, à présent, un support pour la réalisation de soi, une Voie. Le Kobudo est considéré comme une pratique qui permet de développer sa force intérieure, sa concentration et sa discipline, et qui permet également de découvrir sa propre voie. Chaque terme technique est intitulé en japonais, car le Kobudo est étroitement lié à la culture et à la tradition japonaises.

En somme, le Kobudo est un art martial qui a évolué au fil du temps, passant d’une technique de défense à main nue à un support pour la réalisation de soi. Il représente un héritage culturel et un symbole de la résilience du peuple d’Okinawa face aux invasions et aux épreuves de l’histoire. Aujourd’hui, le Kobudo est pratiqué dans le monde entier en tant qu’art martial et discipline spirituelle, témoignant de sa capacité à transcender les frontières culturelles et géographiques.

Notre lignée : l’école Matayoshi

Matayoshi Shinko, le fondateur

Portrait de Maître Shinko Matayoshi (1888–1947), fondateur du Kobudo d'Okinawa

L’enseignement du kobudô d’Okinawa est parvenu jusqu’à nous grâce à la ferveur de Maîtres en Kobudo. Me Shinko MATAYOSHI est né en 1888 dans la ville de Naha. Il commença, dès son enfance, l’étude du kobudô auprès de Me Shokuho AGENA et Me IREI.
Au début du XXe siècle, il entreprit un voyage pour approfondir ses connaissances en arts martiaux. Parcourant toute l’Asie de l’Est, Il fut ainsi initié à l’art de nouvelles armes: un cavalier brigand lui apprit l’équitation, le lasso et l’art du couteau ; un vieux Maître chinois, Me KINGAI lui fit découvrir l’art du Timbe, du Suruchin et du Nunti mais aussi la médecine chinoise et l’acupuncture.

En 1929, il se rendit au Japon pour participer à une cérémonie, en l’honneur de l’Empereur MEIJI. Maître Shinko MATAYOSHI présenta ainsi le kobudô au côté de Gichin FUNAKOSHI qui présentait le Karate.

En 1935, il retourna à Okinawa où il poursuivit son étude des arts martiaux avec des Maîtres d’Okinawa. Il consacra le reste de sa vie à l’enseignement du kobudô dont il était devenu expert.

En 1947, il disparut à l’âge de 59 ans.

Matayoshi Shinpo, la transmission

Portrait de Maître Shimpo Matayoshi, successeur et transmetteur du Kobudo d'Okinawa

Me Shinpo MATAYOSHI, (fils de Shinko MATAYOSHI), ayant débuté le Kobudo dès l’âge de 7 ans, sous la direction de son père, entreprit de poursuivre son œuvre. Il enseigna ainsi le Kobudo à Kawasaki puis retourna, en 1960 à Okinawa où il fonda le KODOKAN, Dojo de Kobudo, en mémoire à son père.
Il a œuvré, durant le restant de sa vie, à diffuser le Kobudo à travers le monde et contribua à la création de la Fédération d’Okinawa de Kobudo « All Okinawa Kobudo Renmei ». Il fit son premier stage en Europe à Strasbourg sur l’invitation de Roland HABERSETZER, alors responsable du SUC Karate (Strasbourg Université Club) en 1975, et dans lequel le club Bujinkai Strasbourg donne toujours des cours.

L’année suivante, en 1976, Sensei Matayoshi envoya son élève Sensei Kenyu CHINEN alors 6è Dan en France pour diriger plusieurs stages de Kobudo, dont les premiers se déroulèrent à Strasbourg, à la demande de Roland HABERSETZER.

Expert en Kobudo et en Karate, il a atteint le grade de 10e Dan dans ces arts martiaux. Elevé au titre rarissime de « trésor impérial vivant » au Japon, il s’éteignit en 1997 à l’âge de 74 ans.

1888Naissance de Matayoshi Shinko
1921Naissance de Matayoshi Shinpo
1976L’école Matayoshi arrive en France
1987Début de la formation de Thierry Michel
1991Premier séjour d’étude à Okinawa
2024Fondation du Bujinkai Kobudo
2026Rattachement officiel à la MKKI

De maître à élève : trente-cinq ans de formation

Élève direct de Matayoshi Shinpo, Sensei Kenyu Chinen (1944‑2024), Hanshi 10e dan de kobudo, a introduit et développé l’école Matayoshi en France et en Europe à partir de 1976. C’est sous sa direction que notre professeur, Thierry Michel, s’est formé durant trente-cinq ans, de 1987 à 2023 — en France comme à Okinawa, où il a également étudié auprès de Matayoshi Shinpo et de ses élèves les plus gradés au fil de plus de vingt-cinq séjours.

Le Bujinkai et la MKKI : une lignée vivante

En 2024, Thierry Michel, 5e dan, fonde le Bujinkai Kobudo pour poursuivre cette transmission avec exigence et fidélité. En 2026, le Bujinkai rejoint officiellement la Matayoshi Kobudo Kodokan International (MKKI), dirigée par Sensei Franco Sanguinetti, 8e dan de kobudo et 8e dan de karaté, qui perpétue l’engagement pris auprès de Matayoshi Shinpo : préserver et transmettre fidèlement l’art de la famille Matayoshi à travers le monde.

Ce rattachement inscrit nos élèves dans une lignée directe et vivante : la progression et les grades s’inscrivent dans le cadre de l’école Matayoshi, et notre dojo participe aux rendez-vous internationaux de l’organisation, entre Okinawa et les États-Unis. Pratiquer le kobudo au Bujinkai, c’est étudier à la source — et faire partie de ceux qui la gardent vive.

La tenue de Kobudô (Kobudô-Gi)

Tenue de Kobudo (Kobudo-Gi) — veste noire et pantalon blanc de l'école Matayoshi Bujinkai Strasbourg

Dans l’école Matayoshi de Kobudo, la veste noire de la tenue symbolise les armes, le côté Yin, tandis que le pantalon blanc symbolise le Yang, la main nue. Cette distinction symbolique entre les armes et la main nue est importante dans la pratique du Kobudo, car elle influence la façon dont les techniques sont enseignées et exécutées.

En général, la veste noire représente les entraînements avec les armes, tandis que le pantalon blanc représente les entraînements à mains nues. Cela reflète la notion que les armes représentent une force mortelle, tandis que les techniques à mains nues sont davantage centrées sur la discipline intérieure et la maîtrise de soi.

De plus, le choix des couleurs noir et blanc est également symbolique. Le noir représente la force, la détermination et la résolution, tandis que le blanc représente la pureté, la paix et la sérénité. Ces deux couleurs opposées mais complémentaires se combinent pour former un tout équilibré, reflétant la philosophie du Yin et du Yang.

Description de notre emblème de KOBUDO

Logo MKKI — Matayoshi Kobudo Kodokan International

L’insigne de l’école de Kobudô Matayoshi se compose de 18 pétales de chrysanthèmes dorés, qui symbolisent la longévité, la prospérité et la stabilité. Dans la culture japonaise, cette fleur est considérée comme noble et est souvent associée à l’empereur et à la noblesse. Elle est également souvent utilisée comme symbole national du Japon.

Au centre de l’insigne, se trouvent trois formes centrales appelées MitsuDomoe ou Hidari Gomon. Ces formes sont inspirées du blason d’Okinawa et représentent l’unification des trois provinces de l’île. Elles peuvent également avoir d’autres significations symboliques, telles que la représentation de la famille, de la religion et de la communauté.

L’histoire de l’insigne remonte à 1928, lorsque Sensei Matayoshi Shinko et Sensei Funakoshi Gichin ont présenté une démonstration de Kobudô devant l’Empereur Hirohito du Japon. Impressionné par leur performance, l’Empereur leur a accordé la permission d’utiliser le chrysanthème comme emblème de leur école. Sensei Matayoshi Shinko a ensuite intégré le Mitsu Domoe au centre de l’insigne pour symboliser l’unification du Japon et d’Okinawa.

L’insigne de l’école Matayoshi est devenu un symbole emblématique de l’école et est largement reconnu dans le monde entier. Il représente l’histoire et la tradition de l’art martial du Kobudô ainsi que les valeurs fondamentales de l’école, telles que la force, l’harmonie et l’unité.

Les Armes de Kobudô traditionnel d’Okinawa de la Famille Matayoshi

Il existe de nombreuses armes de kobudô d’Okinawa. Elles sont issues d’instruments qu’utilisaient les habitants d’Okinawa (paysans et pêcheurs) dans leur vie quotidienne. Ces ustensiles, utilisées comme armes, sont au nombre de 12. Le maniement des armes de kobudô demande des années d’entrainement pour être maîtrisées.

En raison de leur complexité ou de leur dangerosité, certaines de ces armes ne sont enseignées qu’à partir d’un haut niveau de pratique en kobudo.

Le Bô

Bâton en bois (chêne, néflier, arec ou kuba -une espèce de palmier-), de grande taille (>hauteur d’un homme ~1,83m). C’est l’un des ustensile les plus anciens ayant servi sur les champs de bataille. Dans notre école,  c’est l’arme de base que l’on apprend en premier.

Le Sai

C’est une sorte de trident métallique qui a la forme d’un corps humain et s’utilise par paire ou par trois, le troisième étant situé dans la ceinture. Autrefois, les policiers appelés « Chikusaji » portaient et utilisaient cette arme afin de maintenir l’ordre public. Cette arme est particulièrement efficace contre les sabres. Lorsque il y a 2 ou 3 sai, ils pouvaient être également lancés.

Le Tunkuwa

Le Tunkuwa vient d’un outil en bois servant à prendre les marmites ou d’une manivelle située sur une grosse pierre et servant à moudre le blé. A l’origine cet outil vient du Vietnam et a été totalement intégré dans la vie et la culture des RyuKyu. Il s’utilise par paire et permet à la fois de se protéger mais surtout d’attaquer avec des frappes directes ou circulaires. Une évolution moderne du Tunkuwa a donné naissance au Tonfa moderne, utilisé par différents corps de police, dans le monde.

La particularité de cette arme est sa capacité non seulement à faire des attaques très puissantes grâce à la force centrifuge mais surtout sa richesse en terme de blocages.

Le Nunchaku

Cette arme de kobudo, popularisée par les « films d’arts martiaux » de Bruce Lee dans les années 70, est composée de 2 bâtons courts reliés par une corde. Elle utilise la force centrifuge et la vitesse dans beaucoup de ses techniques. Son origine est mal définie: était-ce un fléau, un mors de cheval, ou un outils à écorcer ?… Très facilement dissimulable et il n’en reste pas moins très efficace pour les attaques.

Le Jo

C’est un bâton court (~1,22m) qui a un maniement spécifique. Il se pratique différement du Bo et son maniement se rapproche plutôt de son utilisation en Aikido ou dans les écoles de JoJutsu par exemple. Le seul et unique Kata a été créé par Sensei Katuyoshi Kanei à la demande de son maître, Sensei Matayoshi Shimpo.  Sensei Kanei a pratiqué le Jô dans une école japonaise,  la Shindo MusoRyuJoDo.

Le Sansetsukon

C’est une sorte de Nunchaku à 3 branches de même longueur, reliées entre elles par des anneaux métalliques. Cette arme est d’origine chinoise (San Jie Gun). D’utilisation difficile, elle est très dangereuse en raison de son encombrement et de sa puissance dûe à la force centrifuge utilisée dans ses techniques.

Le Kama

C’est la faucille des paysans d’Okinawa. Elle s’utilise par paire. On l’utilise en bloquant puis piquant, coupant ou transperçant l’adversaire. Son maniement demande une forte attention et concentration car la moindre erreur peut avoir des conséquences importantes.

Cette arme est sans doute la plus dangereuse de toutes les armes d’Okinawa et n’est enseignée qu’à très haut niveau de pratique, en Kobudo. Il existe également la « faucille à corde » (Himotsuki Kama) qui permet d’atteindre son adversaire à distance par de grands mouvements circulaires. Me CHINEN est spécialiste de cette technique dangereuse, spectaculaire et redoutable.

l’Êku

C’est la rame des pêcheurs d’Okinawa. C’est une arme très puissante qui a montré son efficacité lors des affrontements entre pêcheurs. La partie plate peut décapiter un adversaire mais peut également projeter du sable pour aveugler.

Le kata enseigné dans notre école est « Chikin Akachu nu Ieku Di », c’est à dire la technique d’Eku d’Akachu de l’île de Chikin. Ce kata utilise différentes techniques de coupe, projection de sable, sauts, etc. C’est une des armes favorites de Sensei Matayoshi, de Sensei Chinen et de Thierry Michel.

Cette arme, très difficile à maîtriser en raison de son déséquilibre et de l’utilisation de ses côtés asymétriques et des techniques de coupe offertes par le côté plat de la rame. L’Eku n’est enseigné qu’à très haut niveau de pratique, en Kobudo.

Le Nunti Bô

C’est une sorte de lance composée d’un baton long (1,70m) et d’une « pique » appelée Manji-Sai. Cette arme, d’origine chinoise, rappèle la hallebarde occidentale.
Le Nunti et le Manji-Sai ne sont enseignés qu’à partir d’un très haut niveau de pratique en kobudo.

Le Timbei et le Seiryûtô

Le Timbei est un bouclier. Réalisé à l’origine à partir d’une carapace de tortue, on le touve souvent aujourd’hui, en acier ou en aluminium (diamètre ~45cm). Il sert à se protéger mais aussi à attaquer l’adversaire. Le Seiryûtô est une machette avec une lame en acier de 60cm.

L’enseignement ne commence qu’à très haut niveau de pratique, en Kobudô.

Le Kwee

C’est une houe servant aux paysans d’Okinawa à bêcher. Son maniement est très difficile en raison de son poids et de son déséquilibre.
Il n’est enseigné qu’à partir d’un très haut niveau de pratique, en Kobudô.

Le Suruchin

C’est une longue corde lestée à ses extrêmités par des pierres. Les techniques sont similaires au lancé de filet des pêcheurs.
Le maniement est réservé uniquement aux Dan supérieurs.

Le Tekko

Le Tekko est une arme discrète et efficace, originaire d’Okinawa, utilisée principalement en Kobudô. Traditionnellement fabriqué à partir de pièces de métal comme des fers à cheval ou des outils agricoles, le Tekko se porte dans la main pour renforcer les coups de poing et protéger les phalanges. Cet instrument, souvent comparé à un poing américain, est conçu pour augmenter l’impact des frappes et permettre des techniques de blocage et de saisie.
En raison de sa nature compacte et de son potentiel destructeur, le maniement du Tekko est réservé aux pratiquants avancés, généralement ceux ayant atteint un niveau de Dan supérieur. L’enseignement de cette arme nécessite une maîtrise complète des techniques de base du Kobudô, ainsi qu’une compréhension profonde des principes de défense et d’attaque.
Le Tekko, par sa simplicité et son efficacité, incarne l’essence du Kobudô d’Okinawa : transformer des objets quotidiens en armes redoutables par le biais d’un entraînement rigoureux et d’une pratique disciplinée.

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